Etudiant chez Bpost

Flickr/ crosby_cj
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En tan qu’étudiante, j’avais travaillé chez Bpost l’été passé. Mon contrat avait été prolongé de quelques semaines.

Après avoir réussi un test de conduite en scooter, avec manque de sommeil et surement un taux d’alcoolémie encore élevé de la veille. Bpost devait être désespéré à trouver un étudiant.

Le réveil sonnait à 4 heures tous les matins. Deux cafés plus tard et je prenais le volant pour commencer le travail, au dépôt d’Ottignies, 30 km plus loin de mon domicile.

Je n’avais pas le temps de prendre un deuxième déjeuner à une heure plus descente. La journée commençait avec des paquets de lettres et des paquets de « petites »  tailles qu’il fallait récupérer dans la première partie du dépôt. Une fois que tout le courrier a été rassemblé, il fallait les trier par rue, numéro et parfois par noms. Les erreurs coutaient chères en temps lors de la tournée. Au début, il y avait beaucoup d’erreurs.

Il y avait alors le concours de celui qui rentrerait le plus tard, ou le plus tôt, et du nombre de gamelles qu’on pouvait se prendre en scooter avec trois sacs bien remplis. J’étais plutôt bien placée dans cette compétition.

Nous n’avons pas de GPS pour se retrouver dans la tournée, après quelques jours à rouler avec un employé, c’est à nous de nous retrouver dans cette commune inconnue, où il était pourtant possible d’y rencontrer son ex.

Les gens s’attendent alors à ce que les facteurs connaissent le coin. Souvent, on m’a abordée pour me demander « Vous pouvez m’indiquer la rue… ? ». Si elle ne se trouve pas sur ma tournée, je ne connais pas.

En chemin, il y a aussi les petites maisons sociales, avec des enfants qui sortent pour amener le courrier à leurs parents, ou des petites veilles chez qui il faut entrer pour leur donner de la publicité à lire.

Ces gens étaient très aimables. Ca faisait plaisir de voir les enfants jouer dans la rue, rire, et les plus vieux me proposer une pause, à siroter un coca. Parfois, je rencontrer des hommes grands et forts pour décoincer mon scooter lors de mes gamelles.

La journée se terminait vers 14h, avec une douche, la poursuite de la nuit, et un lendemain, un peu pareil.

A l’intérieur de la société, l’ambiance entre collègues se passait bien. Avec les plus hauts placés, c’était une autre histoire.

Lors de l’une de mes chutes, je n’ai pas su me relever. Travail oblige, j’ai du aller voir un médecin pour me donner congé, même si tout ce dont j’avais besoin était d’une journée sans tomber par terre.

En tant qu’étudiant, nous avons droit à notre journée payé et aux frais médicaux payés. Le service administratif m’a dit que c’était soit l’un, soit l’autre. Je leur ai donc envoyé la réponse juridique et envoyé les factures. Après plusieurs mois à tenter de joindre personnellement le patron, mes frais ont enfin été remboursés.

Alors que j’attendais en salle d’attente, mon patron m’envoyait des sms toutes les 10 minutes (j’exagère surement) pour me demander comment ça allait et si je pouvais reprendre dès le lendemain. J’ai ressentis cela comme du harcèlement. Plus toto, je lui avais dit que je le rappellerais une fois sortie de l’hôpital. Il n’a pas attendu, et ça m’a énervé.

L’histoire réglée, je rencontre cette année un facteur étudiant dans ma rue. Celui-ci est a vélo. Il me racontait que leur tri était plus conséquent, car les étudiants devaient trier pour l’équipe motorisée également. Cependant, cela ne lui déplaisait pas trop, il travaille depuis 7 ans déjà.

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