Prêt à te tirer dessus, et après?

Flickr/handlungs:plan urlm.in/swzp
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Voilà prêt de deux semaines que le vol à main armée s’est produit à mon job étudiant. Aujourd’hui, les priorités changent, et il n’y pas plus le temps de se cacher entre les 4 fenêtres de ma maison, qui me protègent de la pluie, mais pas de ces images démoniaques.

Dans un post précédent, je décrivais les faits. Une fois que le contrat m’ait accordé quelques jours de congés, j’ai pu me remettre en question sur ce qui s’est passé ce soir là.

Tout d’abord, mon collègue et moi étions retourné travailler comme si de rien n’était. Le lendemain des faits, le psychologue du travail m’avait contactée pour prendre un rendez vous, que je ne savais prendre rapidement du fait qu’on n’était pas censé quitter notre travail.

Ce n’est rien, j’avais quatre jours de congé de prévu avant de reprendre. J’ai retenté le coup, mais la confusion sur mon horaire de travail avec mon manager m’a apportée des tensions en plus. J’ai alors utilisé ma carte d’accident de travail.

Durant les jours qui ont suivi la première séance chez le psychologue, j’ai eu les sentiments qui sont retombés sur moi. L’agence d’intérim m’appelait presque tous les jours, j’étais aussi en contact avec mon manager pour lui annoncer que je ne voulais plus travailler pendant un certain temps ; l’assistante sociale de la police fédérale m’a également contactée un vendredi, m’oubliant de m’indiquer qu’elle n’était pas disponible le lundi qui suivait.

Chacun de ces acteurs m’a proposé un psychologue. Je vous rassure, je n’en suis qu’un seul.

L’assistante sociale m’a néanmoins conseillée d’aller voir mon médecin traitant. Celui-ci m’a fourni un certificat médical, et ce papier vert qui sert de preuve pour l’enquête. L’agence d’intérim m’a ensuite renvoyée une nouvelle fois chez lui, pour compléter son propre certificat, ainsi, je serai toujours prise en charge, malgré que je ne travaille pas.

J’ai également reçu de la police fédérale, la la déclaration de personne lésée. Ce formulaire indique que je veux être tenue au courant des poursuites de l’enquête. Je veux pouvoir, moi aussi, voir ce visage, de cet homme qui aurait pu me tuer en une seconde.

Cette déclaration demandait le numéro de PV, qui se trouve normalement dans la copie reçue de la déposition. Or, mon manager et moi même affirmions n’avoir rien reçu. Au bout d’une semaine, j’ai reçu une lettre, d’une autre assistante sociale de la police fédérale, avec ces mêmes documents, et le numéro de PV. La déclaration était déjà envoyée au parquet.

Parmi ces nombreux coups de téléphones et formulaires à remplir, je voulais me changer les idées. Sortie boire un verre, puis deux, puis affoner aussi, je me suis vite rendue compte qu’il n’était pas si facile de lutter contre ces tensions et ces émotions qui me hantent. Je reste persuadée que le meilleur remède à tout cela, ce ne sont pas tous ces professionnels, ce sont les amis proches, la famille, le petit ami.

 

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