Braquage sur deux étudiants

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Les mois de juillet et d’aout sont très prisés par les étudiants. C’est le seul moment de l’année où ils peuvent travailler 5jrs/7, parfois, avec des horaires semblables à ceux de leurs collègues, employés dans la société.

Deux étudiants géraient le magasin lorsque des hommes armés sont arrivés prendre le contrôle des lieux, l’espace de quelques minutes.

Chaque année, depuis mes 15 ans, je trouve un job étudiant pour me faire un peu d’argent de poche. Cette année encore, à 23 ans, j’ai trouvé quelque chose de différent, à la caisse principale d’un magasin d’autoroute.

Nous étions deux étudiants pour gérer le magasin. Mon collègue, âgé de 20 ans, travaillait déjà pour la société depuis quelques années, toujours en tant qu’étudiant.

Un dimanche soir, alors qu’il n’y avait pas grand monde dans le magasin, et qu’il n’y avait pas de nouvelle livraison à mettre en place, la journée semblait calme. A notre aise, chacun à notre tour, nous prenions notre pause et servons les quelques clients présents.

Revenue de ma pause, je n’ai pas eu le temps de servir un client qu’un homme a surgi devant moi avec une arme, un magnum, plus gros que celui de la police.

« La caisse, putain, la caisse ! »

Tétanisée, j’avais seulement reculé. Mon collègue m’a appelée et on a couru se réfugier dans le frigo. Pour y accéder, nous devions passer deux portes blindées. Nous avons connu les mesures de sécurité adéquate à utiliser, mais sous le feu de l’action, nous n’avions pu les appliquer. Une fois en sécurité, mon collège a pu appelé la police. Il est resté en contact avec eux jusqu’à que nous sortions de notre cachette.

L’auteur, cagoulé, avec une veste kaki et des froufrous sur son capuchon, s’est aidé d’un complice, lui armé d’une kalachnikov, et d’un autre complice, le chauffeur d’une voiture volée, une Opel Meriva. En tout, ils étaient 4.

Le complice a poussé l’auteur par dessus la caisse. Avant ma pause, je venais de ranger de l’argent dans un autre coffre. Ils n’ont pu partir qu’avec un montant de 400 euros à peu près.

Aussitôt l’argent pris, ils sont repartis au bord de la voiture, volée la veille, à une vitesse telle que les caméras de surveillance n’ont pas pu les détecter. Avant son départ, des témoins sur le parking avaient néanmoins pris le numéro de plaque. La police les a poursuivi sur l’autoroute, mais n’a pu les rattraper.

Mon collège et moi sommes resté cachés dans la chambre froide jusqu’à ce que nous soyons sur que les auteurs soient parti et la police présente. Le client, Antoine, qui était prêt à payer ses achats, était avec son fils, le rassurait. Il disait qu’il avait déjà connu un braquage sur Gilly quelques mois auparavant.

Nos autres collèges nous ont aussi appelé pour nous rassurer. Ils disaient aussi qu’ils avaient déjà connu un braquage auparavant. Faut il travailler dans un magasin du bord de l’autoroute pour se faire braquer ?

Au final, personne n’a été blessé et peu de dommages ont été causé. Le psychologue de la société a déjà pris contact avec mon jeune collège et moi même.

Les clients avaient très bien réagit. Ils ont gardé leur calme, ont pris le numéro de la plaque de la voiture et sont restés pour témoigner. En tant qu’employée de ce magasin, je peux être fiere et reconnaissable de ces quelques clients.

Ce qui m’énerve le plus c’est que l’auteur des faits a eu le temps de me regarder lorsqu’il m’a pointé son arme. Tout ce dont j’ai pu voir c’était un visage noir, caché d’une cagoule, et des lèvres pulpeuses qui montrait sa couleur noire. Les caméras de surveillance ont confirmé sa couleur. Il a du montré des parties de peau pour escalader le comptoir.

Aujourd’hui, je suis plus énervée que choquée. Aussi vis à vis des mesures qui nous ont été proposée. Mon collège et moi devions reprendre le boulot dès le lendemain, aux mêmes postes, lui, au magasin d’en face à un autre horaire.

Nous devions travailler comme si de rien n’était et tout allait bien. Arthur, le présentateur français, en manque de compassion et d’empathie, était d’ailleurs venu acheter de l’essence, et un nougati, mais celui-ci n’était pas patient, et est parti en laissant son chocolat sur le comptoir. La cliente suivante s’était empressée de le racheter.

Heureusement, les colleges nous apportaient une grande aide psychologique et un grand réconfort.

 

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